La pourriture de la fourchette chez le cheval
- FOREST
- il y a 6 minutes
- 4 min de lecture

La santé des sabots est essentielle pour le bien-être et la performance du cheval. Parmi les problèmes courants, la pourriture de la fourchette. Elle peut causer douleur, boiterie et complications si elle n'est pas traitée.
Qu'est-ce que la pourriture de la fourchette ?
La pourriture de la fourchette est une infection bactérienne ou fongique qui affecte la zone de la fourchette, la partie située entre la fourchette, la sole et la paroi du sabot. Elle se manifeste par une dégradation progressive de la matière, un mauvais odeur, une inflammation, voire la dégradation complète de cette zone si elle est laissée sans traitement.
Les causes principales
Mauvaises conditions d'hygiène et d'environnement (sol humide, fientes accumulées)
Accumulation des pluies donnant trop de boue
Manque de soins réguliers et de parage approprié
Défauts de ferrure ou de parage mal effectué
Carences nutritionnelles ou déséquilibres alimentaires
Problèmes immunitaires
La prévention : des mesures simples et naturelles
Nettoyage régulier des sabots avec des outils propres
Séchage minutieux du sabot après le nettoyage, surtout dans les zones humides
Maintenir un environnement sec et propre pour le cheval
Parer et ferrer selon les recommandations d’un professionnel qualifié
Apporter une alimentation équilibrée riche en nutriments essentiels pour renforcer l’immunité
Inclure des compléments alimentaires riches en :
Biotine (vitamine B8) : essentielle à la croissance et à la solidité de la corne. Elle favorise la régénération des tissus et peut aider à renforcer la structure du sabot.
Zinc : participe à la synthèse de la kératine, composant principal de la corne du sabot. Un déficit peut rendre le sabot plus fragile et vulnérable.
Méthionine et cystéine : acides aminés soufrés nécessaires à la production de kératine, renforçant la résistance du sabot.
Vitamine A, D et E : jouent un rôle dans la santé des tissus et la régulation du système immunitaire.
Oméga-3 : acides gras anti-inflammatoires qui favorisent la réparation des tissus et réduisent l’inflammation.
Favoriser une alimentation riche en foin de bonne qualité, en céréales complètes, en légumes frais et en huile végétale (comme l’huile de lin) pour apporter des acides gras essentiels.
Éviter les aliments riches en sucres rapides ou en additifs artificiels, qui peuvent affaiblir le système immunitaire.
Assurer une hydratation optimale, essentielle à la santé des tissus.
En soin:
Utiliser des remèdes naturels comme des bains de sauge, calendula ou de camomille pour nettoyer en douceur le pied ou d’huiles essentielles comme l’arbre à thé (tea tree) ou la lavande qui possèdent des propriétés antibactériennes et antifongiques. Il est primordial de diluer ces huiles dans une huile végétale de coco ou d’amande douce.
L’application doit être faite avec précaution, en évitant tout contact avec la paroi interne du sabot ou les zones sensibles.

Appliquer des cataplasmes à base de plantes anti-inflammatoires et cicatrisantes
Les plantes recommandées pour les cataplasmes :
Aloe Vera : reconnu pour ses propriétés cicatrisantes, hydratantes et anti-inflammatoires, le gel d’aloe vera favorise la régénération des tissus et apaise la zone irritée. Il suffit d’extraire le gel frais de la plante ou d’utiliser un gel pur de qualité alimentaire.
Calendula (souci) : cette plante possède des vertus antiseptiques, cicatrisantes et anti-inflammatoires. La préparation consiste à faire infuser des fleurs de calendula dans de l’eau chaude, puis à en faire une pâte ou un cataplasme.
Camomille : ses propriétés apaisantes et anti-inflammatoires en font une alliée précieuse. La camomille peut être utilisée en infusion refroidie pour imbiber un linge ou en pâte.
Arnica : pour ses vertus anti-inflammatoires et cicatrisantes, l’arnica peut être appliqué sous forme de crème ou de pommade à base de plantes, en évitant la zone sensible du sabot.
Préparer la pâte ou le cataplasme :
Mixer finement ou écraser la plante fraîche ou séchée, ou utiliser un gel d’aloe vera pur.
Si vous utilisez une infusion, laissez refroidir puis imbiber un linge propre ou une compresse.
Application :
Nettoyer la zone affectée avec un bain antiseptique doux.
Sécher soigneusement la zone en évitant l’humidité.
Appliquer la pâte ou le linge imbibé de l’infusion directement sur la fourchette ou la zone en cours de cicatrisation.
Fixer avec un bandage ou un film plastique si nécessaire, en veillant à ne pas trop serrer.
Fréquence :
Réaliser cette opération 1 à 2 fois par jour, en surveillant la réaction de la zone.
Continuer jusqu’à l’amélioration visible de la cicatrisation.
Favoriser un environnement sec et propre pour accélérer la cicatrisation
Consulter un vétérinaire ou un maréchal ferrant si besoin ou aggravation
Huile cade pour la fourchette
L'huile de cade peut être appliquée localement pour aider à désinfecter et à cicatriser les zones affectées par des infections ou des pourritures, y compris la pourriture de la fourchette. Ses propriétés antifongiques en font un remède naturel intéressant pour lutter contre les infections fongiques ou bactériennes
L'huile de cade est très puissante et peut être irritante si elle est utilisée pure ou en forte concentration. La dilution est essentielle.
Conclusion
La pourriture de la fourchette chez le cheval peut être efficacement prévenue et traitée avec des méthodes naturelles si l’on agit rapidement et avec soin.
Une attention régulière à l’hygiène, une alimentation saine et l’utilisation de remèdes naturels peuvent préserver la santé des sabots et le confort de votre cheval.




Commentaires